La vaccination est considérée comme un moyen de protection efficace contre le virus. Pour la grippe, cette protection doit être renouvelée chaque automne, parce que le virus évolue d’une année sur l’autre. Pendant longtemps, j’ai réglé sans sourciller le vaccin antigrippal de mes enfants à la pharmacie, persuadée que cette dépense m’incombait entièrement. Une discussion presque anodine avec ma pharmacienne a fini par bousculer cette certitude bien ancrée, et avec elle, toute ma façon d’aborder cette vaccination automnale.

À retenir
  • Le vaccin antigrippal des enfants de 2 à 17 ans sans comorbidité est remboursé à 65 % par l'Assurance Maladie, laissant un reste à charge d'environ 4,47 euros hors mutuelle.
  • L'acte d'injection est remboursé séparément, à 70 % s'il est réalisé par un médecin, une sage-femme ou un pharmacien, et à 60 % par une infirmière sur prescription.
  • La campagne de vaccination 2026-2027 débute le 13 octobre 2026 (sauf Mayotte et La Réunion) et se poursuit jusqu'à fin janvier, avec prolongation possible.

Ce que je pensais payer entièrement de ma poche chaque automne

Depuis que mes enfants sont en âge d’être vaccinés contre la grippe, j’avais pris l’habitude de sortir ma carte bancaire sans poser de question. Dans mon esprit, seules certaines personnes âgées ou fragiles bénéficiaient d’une prise en charge par l’Assurance Maladie, grâce à ce fameux bon de prise en charge dont j’entendais parler sans jamais m’y intéresser vraiment. Pour mes enfants, qui ne présentaient aucune maladie chronique, je partais du principe que la vaccination restait un choix personnel, donc une dépense personnelle, point final. Résultat, chaque automne, je payais le prix plein sans chercher plus loin, et je culpabilisais même un peu de dépenser pour un vaccin que je jugeais secondaire face à d’autres frais de santé. Ce raisonnement, assez répandu chez les parents, repose en réalité sur une méconnaissance des évolutions récentes du remboursement, comme j’allais bientôt le découvrir.

Ma pharmacienne m’explique la prise en charge à 65 % pour les 2-17 ans

Tout a basculé le jour où ma pharmacienne m’a demandé, presque en passant, si j’avais bien pensé à utiliser la prise en charge pour mes enfants. Je l’ai regardée sans comprendre, persuadée qu’elle confondait avec les personnes à risque. Elle m’a alors expliqué que le vaccin proposé aux enfants de 2 à 17 ans révolus, sans comorbidité particulière, est désormais pris en charge à 65 % par l’Assurance Maladie. Une information qui m’avait totalement échappé jusque-là. Pour un vaccin facturé 12,77 euros, ce remboursement laisse un reste à charge d’environ 4,47 euros avant même l’intervention de la mutuelle, qui peut parfois compléter cette somme. Elle a précisé que l’acte d’injection, c’est-à-dire le geste de vaccination lui-même, est remboursé séparément : à 70 % lorsqu’il est réalisé par un médecin, une sage-femme ou un pharmacien, et à 60 % lorsqu’il est pratiqué par une infirmière sur prescription. Pour les adolescents de 11 à 17 ans éligibles, la démarche est encore plus simple, puisqu’ils reçoivent directement chez eux un bon de prise en charge, sans avoir à le réclamer. Elle a aussi évoqué un point que j’ignorais complètement : pour les enfants de moins de 9 ans jamais vaccinés contre la grippe, deux doses espacées d’au moins quatre semaines sont nécessaires la première fois, ce qui change un peu l’organisation à prévoir. Voici, en résumé, ce que j’ai retenu de cet échange :

  • Le vaccin des enfants de 2 à 17 ans sans comorbidité est remboursé à 65 % par l’Assurance Maladie
  • Le reste à charge sur le vaccin lui-même avoisine 4,47 euros, hors intervention de la mutuelle
  • L’acte d’injection est remboursé à part, selon le professionnel qui le réalise
  • Les adolescents de 11 à 17 ans reçoivent un bon de prise en charge directement à domicile
  • Deux doses espacées d’au moins quatre semaines sont nécessaires pour les moins de 9 ans jamais vaccinés

Elle m’a également rappelé que les personnes à risque de forme grave, comme les plus de 65 ans, les personnes atteintes de maladies chroniques ou les femmes enceintes, restent quant à elles remboursées à 100 % grâce à leur bon de prise en charge habituel. Cette extension du remboursement aux enfants n’est pas anodine, puisqu’elle vise à limiter la circulation du virus en milieu scolaire, identifié comme un foyer majeur de transmission pendant l’hiver. Pour mieux m’y retrouver, elle m’a dressé un petit tableau comparatif selon les profils :

Public concernéTaux de remboursement du vaccinParticularité
Enfants de 2 à 17 ans sans comorbidité65 %Reste à charge d’environ 4,47 euros
Adolescents de 11 à 17 ans éligibles65 %, procédure simplifiéeBon de prise en charge envoyé directement au domicile
Personnes à risque (plus de 65 ans, maladies chroniques, femmes enceintes)100 %Bon de prise en charge classique

Comment j’ai profité de la campagne qui démarre le 13 octobre 2026 pour mes enfants

Armée de ces explications, j’ai voulu savoir quand je pouvais concrètement faire vacciner mes enfants. La campagne de vaccination antigrippale 2026-2027 démarre le 13 octobre 2026, sauf à Mayotte, où elle a débuté dès septembre, et à La Réunion, qui suit un calendrier spécifique lié à la circulation du virus sur l’île. Ma pharmacienne m’a confirmé que les enfants de 2 à 17 ans peuvent se voir proposer la vaccination directement par le professionnel de santé qui les suit habituellement, sans qu’aucune comorbidité ne soit exigée pour en bénéficier. Je n’ai donc pas eu besoin de courir après un rendez-vous compliqué : j’ai simplement abordé le sujet avec le médecin traitant de mes enfants, qui a validé la prise en charge sans difficulté. Elle m’a aussi précisé que plusieurs vaccins sont disponibles cette saison pour les enfants, notamment Vaxigrip, Influvac et Flucelvax, pendant que les seniors se voient plutôt proposer Efluelda ou Fluad, des formulations adaptées à leur profil. Dernier détail pratique qu’elle m’a donné : la campagne doit normalement se poursuivre jusqu’à fin janvier, avec une possibilité de prolongation selon l’évolution de l’épidémie, ce qui laisse heureusement un peu de marge pour les familles les plus débordées à l’automne.

Depuis cette conversation à la pharmacie, je ne regarde plus la vaccination antigrippale de mes enfants de la même façon. Ce qui me semblait être une dépense facultative et entièrement personnelle s’est révélé être un dispositif de santé publique bien pensé, pris en charge à 65 % par l’Assurance Maladie pour les 2-17 ans, et accompagné d’un calendrier précis chaque année. Je me dis aujourd’hui que si j’ignorais cette information malgré plusieurs saisons de grippe traversées, d’autres parents sont probablement dans le même cas. Un échange de quelques minutes avec un pharmacien ou un médecin traitant peut donc changer bien plus qu’une simple ligne de budget familial.